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INDUCTANCE PROPRE D'UN PARAFOUDRE


Pour comprendre la nécessité d'une inductance intérieure au parafoudre très faible, il convient de se reporter à la figure ci-dessous.

A l’intérieur du parafoudre, nous avons représenté son circuit équivalent avec sa capacité propre C, son inductance propre L. P représente l’élément actif débarrassé de sa propre capacité et de sa propre inductance. La capacité n’est pas du tout néfaste pour la fonction écrêtage, mais elle est choisie faible pour ne pas perturber le régime permanent de la ligne. Il n’en est pas de même pour l'inductance L. L’élément actif P du parafoudre sera retardé dans son action de créer un courant rapidement élevé di/dt très grand (dans toute inductance le courant est en retard sur la tension).




Nous comprenons pourquoi il est si important que l’inductance propre du parafoudre soit très faible. Il est illusoire d’utiliser en P des éléments rapides si l’inductance L annule ces effets. Par exemple, si la rapidité de P est de l’ordre de la nanoseconde, une inductance L de quelques microHenry ramènera cette rapidité à la microseconde pour une montée en courant vers 1 000 ampères.

Les constructeurs de parafoudres cherchent à combiner les avantages des divers composants disponibles (éclateurs, varistances, zeners), mais l’inconvénient majeur de ces « mixages » est de créer des inductances par la multiplication des connexions. Ces inductances peuvent être très néfastes et il est totalement anormal que l’inductance propre d’un parafoudre ne fasse pas partie des caractéristiques courantes annoncées par les constructeurs.

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